Sur une autoroute iranienne

On a un peu tardé ces derniers temps à vous donner des nouvelles. D’une part, les connexions Internet ne sont pas celles de la Turquie (pas eu un seul réseau wifi depuis le début par exemple) et surtout, notre peur, voire notre parano de publier la mauvaise photo ou la mauvaise phrase nous ont un peu retenu.

Pourtant, depuis qu’on a passé la frontière, on a plutôt eu des bonnes surprises ici. La douane s’est bien passée (même si c’était vraiment le bordel), on n’a par exemple pas été fouillé et on a pris nos empreintes « parce que votre pays le fait aussi » sans noter notre nom sur la feuille des dites empreintes… Sur la route, c’est un peu la ballade officielle : klaxons par ici, saluts par là et « hello » ou « welcome » hurlés depuis la fenêtre ouverte. Les routes, ou plutôt autoroutes sont bonnes, bien qu’officiellement interdites aux motos. On s’est d’ailleurs fait arrêté une fois mais finalement ils nous ont laissé la prendre en étant « very carefully » et on n’y paye pas le péage. L’essence était aussi un de nos soucis avant d’arriver, vu que le Lonely parlait de « carte de rationnement » à acheter pour pouvoir en obtenir. Finalement, on nous fait le plein sans cartes et pour 30 centimes le litre ! (les cartes existent en fait toujours et permettent d’avoir le litre à même pas 10 centimes mais bon…c’est surtout pour les locaux). Par contre, et c’est le cas pour beaucoup de choses, les stations essences ne pullulent pas et on en laisse rarement passer une sans rajouter de l’essence dans le réservoir.

Car pour le reste, c’est aussi le premier pays où il nous aura fallu un certain temps d’adaptation pour s’y sentir bien ou à peu près bien. Ca on vous en parlera un peu plus tard…

Niveau visites, on a un peu foncé depuis la frontière en passant par Tabriz, Zanjan puis Téhéran, vu qu’on est un peu stressé par notre visa de 15 jours. On ne s’est donc pas beaucoup posé et il n’y avait à priori pas grand-chose à voir non plus. Téhéran reste quand même une sacrée expérience urbaine ! Avec 15 millions d’habitants, c’est une énorme agglomération coincée entre les montagnes et le désert. Les embouteillages y sont dantesques et la conduite la pire qu’on ait vu jusqu’à présent (et on ne vous parle pas de la pollution). Il y a énormément de motos, mais elles sont vues comme des parasites par les automobilistes qui n’hésitent pas à les frôler voire les toucher. Bref, pas la joie pour nous, on s’est évidemment perdu. Sauf que Téhéran était aussi notre première expérience du « couch-surfing » (dormir chez l’habitant via Internet). On a donc été les hôtes de Hanif qui nous a donné une image beaucoup plus réaliste et libérée de la société iranienne.

On est depuis parti vers la légendaire Ispahan, on vous en parlera plus tard.

Concernant la suite du voyage, ça va peut-être se compliquer un peu. On sait depuis hier que l’on ne pourra pas prendre l’avion entre Shiraz et Bombay comme on voulait le faire pour gagner du temps. On reste du coup sur le fait de prendre un bateau jusqu’à Dubaï. Du coup, on va essayer de rallonger notre visa à Shiraz pour ne pas être pris de court (même si on espère quitter le pays sous une semaine… mais bon, on ne maîtrise pas la fréquence des bateaux).

Pour les photos, il faudra être encore un peu patient… mais on mais on ajoute ici les dernières photos de la Turquie qu’on n’avait pas publié et dont on ne vous avait pas parlé (au programme : ville historique d’Hasenkief, lac de Van, majestueux Mont Ararat, palais de Ishak Pasa et une ville au nom marrant qu’on vous laisse découvrir…)

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